Bernard Peyrous, prêtre et historien, extrait de l’article paru dans la revue Il est Vivant, hors-série sur l’Île-Bouchard :

Marie a réclamé que l’on prie ardemment pour la nation et pour la réconciliation nationale. Elle a béni la France et, en la bénissant, elle a béni tous les autres pays. Elle a rappelé que les nations ont une raison d’être, que la culture qu’elles portent est importante. Jean Paul II n’a cessé de le redire tout au long de son pontificat: nous sommes invités à aimer notre nation et à prier pour elle. Comme en 1947, la France a besoin aujourd’hui que l’on prie pour elle ardemment. Cette mission concerne chacun d’entre nous. Et si nous prions Marie, elle nous écoutera. Prions-la pour la paix civile, mais aussi pour la paix entre les nations et pour la réconciliation entre les hommes.

Nous sommes invités à aimer notre nation et à prier pour elle.

Le 8 décembre 1947, les Français étaient sur le point de s’entre-tuer. La guerre civile aurait pu se déclarer dans les heures qui suivaient. À l’inverse, quelques jours après, les Français ont accepté de travailler ensemble à l’édification d’un pays de paix et de prospérité, ce pays même que nous connaissons. Cette réconciliation entre des esprits très opposés est une grâce à demander aujourd’hui encore.